Guernica
17 avril 2008
18h30 place Sainte-Opportune. J’émerge les mains dans les poche, la tête ébouriffée. Une allure de touriste, comme toujours, un peu en retard au rendez-vous comme souvent. Désinvolte en dehors, certes, mais à l’intérieur la bataille fait rage.
Elles sont de retour, mes envies destructrices. Pareilles mais différentes, différentes mais toujours les mêmes, malgré tout.
Il ne s’agit plus tant de vide à combler ou d’infidélité, non, ni même de se sentir désirée ou du plaisir de résister (et prouver que j’existe, hahaha). Non, trois fois non.
Le débat se situe à la fois bien plus loin et bien plus près. L’attrait du déraisonnable, l’envie folle, la pulsion. La sottise pour le plaisir, pour l’amour de l’art (ou de la chose, ahum) en somme. La petite voix qui me susurre des horreurs à l’oreille est revenue d’exil, et ces vacances forcées semblent lui avoir fait le plus grand bien : elle est déchaînée.
Mon juke-box mental passe en boucle Queer (You can touch me if you want) et Cannonball (I’ll be you’re whatever you want), c’est mauvais signe.
Je sais parfaitement ce que je pourrais faire pour assouvir cette envie et comment ce sera. L’avant et l’après, la montée et la descente, tout le film en Technicolor dans ma tête. Plus vrai que nature. Cela devrait m’en dissuader (et je devrais apprendre de mes erreurs passées, n’est-il pas ?) mais la fièvre du jeu est toujours la plus forte.
Alors pour l’instant, je joue avec l’idée, du bout des neurones. C’est un jeu, rien qu’un jeu. Et je suis plus forte que tout cela (enfin je crois).
À l’intérieur, la bataille fait rage… et quelques pintes plus tard, l’armistice n’a toujours pas été signé.
Ha ha, a mon tour de me reconnaitre dans vos ecrits. La voix du diable me susurre une chose a l’oreille droite, et celle de l’ange une autre a l’oreille gauche. La premiere est bien plus aguicheuse…
Il est vrai que le diable est plus généreux que les promesses dans les cieux.
Et puis le diable est tellement pur… car il ne peut faire que le mal.
Un age déchu qui se souvient qu’il a été un ange… Je crois que vous n’allez pas lui résister.
Sympa!
Attention : les pintes de bière, au dessous de 4 ingurgitées, on risque d’être malade. Fais gaffe, hein !
Parce que c$’est si bon !!! Reste à le vivre sans remord ni culpabilité. Juste pour le plaisir.
A bientot…
@ la demoiselle téméraire : Des jours avec et des jours sans…
@ 502 : Vous croyez ?
@ Sand : Merci
@ Nicolas : Je sais bien, 5 c’est mon minimum vital !
@ Zorg : Certes. Mais ce n’est pas si facile…