De l’autre côté du miroir…
24 avril 2008
Je compte, parmi mes nouvelles “camarades de jeu professionnelles”, une machine à café italienne de la mort, qui fait un “jus” délicieux… mais prend tout son temps pour le faire… (ne jamais stresser un Italien, conseil d’amie).
Alors, tous les matins (mais pas que), je me poste devant la fenêtre et je rêve quelques minutes, en attendant que le précieux breuvage daigne atterrir au fond de ma tasse.
Les yeux dans le vague, je ne regarde rien en particulier, souvent même je ferme les yeux et je m’endors quelques secondes. Narcolepsie sur commande.
De l’autre côté de la cour, un homme fait de même. Tous les matins, vers la même heure. Il est trop loin pour que je distingue son visage, je n’ai aucune idée de son âge, je ne sais même pas si je le reconnaîtrais, si je le croisais dans la rue.
Et pourtant… tous les matins il est là, fidèle au rendez-vous, compagnon immobile et silencieux de mes rêveries…
T’es au café maintenant toi ? Tu files du mauvais coton !
Je suis une grande rêveuse ce matin, les yeux ouverts même. On pourrait croire que je réfléchis (si on omettait quelques instants le fait que je sois blonde).
Je ne dors pas vraiment non plus.
Entre deux eaux…
Un café ? Volontiers…
Bonjour
J’y suis. J’entends le café couler, je le sens. Je suis devant cette fenêtre; et je vois cet homme, comme je l’ai toujours vu.
Et Faits Divers est là, au-dessus; le hasard n’existe pas, donc.
J’adore ce texte, merci
Martin
@ A@T : MDR. Café contre thé à la mûre, gare aux brûlures…
@ Faits Divers : Thank God it’s Friday?
@ Martin Cadeau : Méderien. Il n’y a pas de hasard, non, et la bloguibulle est un tout petit monde