Confiance pour confidence
25 avril 2008
Parfois, je relis les mots du Maîtr’Amant, lorsque nous avons cessé de nous voir et je n’aime pas ce que je ressens. Ce doute qui s’insinue, là.
Je repense aux autres, à ces confidences échangées, ces secrets recueillis, chaque heure, chaque jour. Tout ce qu’on me dit, tout ce que j’entends, tout ce que je devine… ce qui entre dans une oreille pour ne plus jamais ressortir.
Au final, ça pèse lourd, tous ces mots. Très lourd.
Ou pas. Parce que ce n’est peut-être que du vent.
Nous vivons dans un monde d’illusions. Laisser croire, laisser paraître, laisser penser… entre ce que j’écris, ce que tu lis, ce que tu crois et ma réalité, il y a souvent un abîme, n’en déplaise à la plupart des blogueurs…
Peut-être qu’on me fait tourner en bourrique depuis le début, moi la naïve de service. Ou peut-être pas.
Comment savoir ? Impossible.
Moi qui aime comprendre, je suis souvent restée perplexe… mais aujourd’hui je m’en contrebalance.
Savoir ou ne pas savoir, croire ou ne pas croire, après tout quelle importance ?
“La vie a besoin d’illusions, c’est-à-dire de non-vérités tenues pour des vérités.“
Nietzsche, in Le Livre du philosophe
Non, c’est juste lié à une vision très cartésienne de la réalité. Or, celle-ci n’est jamais figée. Elle bouge. Elle est grise, débinairisée. Bref, elle est ce qu’on fait, même sans le faire exprès.
““La vie a besoin d’illusions, c’est-à-dire de non-vérités tenues pour des vérités.“”
C’est tres clair pour moi, la vie est intenable autrement. L’homme ne serait pas là où il en est à tous points de vue sans illusions.
J’avais écrit un billet “mes cheres illusions”
elles me nourrissent autant qu’elles me baladent. Et c’est bien ainsi
Comment pouvez-vous être sûre de n’être pas “comprise”, ou du moins à peu près justement perçue par un tel ou une telle ? A malin, malin et demi, non ? Et à schizo, schizo et demi, peut-être ?
Mais alors, entre vous et l’autre, le plus “…” (mais quoi donc ?) est sûrement celui qui va le plus loin dans une forme d’intelligence (pff..) capable de vous comprendre, ou tout du moins de vous aimer… en dépit de vous ?
Ah, das Philosophenbuch … !! Mais bon, un pas de plus et vous ne verrez peut-être plus nulle part d’illusions (c’est trop à la mode pour être honnête), ni même de “virtuel” opposé au “réel”, (l’illusion à la sauce plus mode encore), mais partout et en toutes circonstances une invite : jouer le jeu le plus sérieusement possible – ou pas.
La philosophie, c’est un peu trop compliqué pour moi alors je me contente de bêtement te faire remarquer que tu t’es pris un pied dans le Nietzsche.
@ f : Yadsa, oui…
@ cholera : Moui… je l’ai lu ton billet, il est chouette
@ varnandre : Il y aurait beaucoup de choses à répondre… Jouer le jeu le plus sérieusement possible, je crois bien que j’en suis là, oui. Ou pas.
@ Comme une image : Arf. Au temps pour moi, j’avais la flemme de vérifier l’orthographe de mon site de citations…