Aïe
29 juillet 2008
Lue chez Anakin ce matin, cette citation qui m’arrache les yeux et le cœur par sa justesse :
A quoi a servi ce long amour ?
A découvrir toutes mes tares, à éprouver ma trempe et à me juger.
Sauf que j’ai arrêté (un peu) de me juger.
Et que j’aimerais cesser de (me faire) souffrir inutilement, maintenant.
Peut-être que j’ai enfin compris la leçon…
Et depuis deux jours, allez savoir pourquoi, Cake se la joue toupie dans mon cerveau... Allez, au pif, The Distance (in Fashion Nugget) (l'approche des J.O., sans doute ?!)
Couple, denrée périssable
26 juillet 2008
C’était il y a… cinq ans, six peut-être. Je l’ai vue et j’ai su, un coup de foudre instantané. En amitié.
Et puis elle est tombée amoureuse.
Je me rappelle son regard lorsqu’elle me parlait de lui, ses larmes, ses craintes lorsqu’il luttait contre ses démons. Son soulagement lorsqu’ils se sont installés ensemble, et le bonheur dans ses yeux, lorsqu’elle m’a fait faire la visite de l’appartement, ma jolie fée tournesol…
Puis vint l’automne, et l’agacement dans ses yeux, lorsqu’il la reprenait. Lorsqu’il parlait de son job à elle comme s’il y était lui, lorsqu’il parlait comme s’il savait… alors qu’il ne savait pas, ou pas vraiment du moins. Je l’ai regardé, surprise. Elle l’a regardé, énervée. Malaise. Mais je n’ai rien dit, j’ai cru que mon radar était brouillé, ou peut-être trop sensible. Je me trompais.
Aujourd’hui, je l’ai accompagnée pour récupérer ses affaires dans l’appartement désormais un peu vide. Derrière le sourire étonné lorsqu’il m’a vu, j’ai bien reconnu le regard qu’il m’a jeté. Trahison, c’est ce qu’il a pensé. Et puis il y a eu l’agressivité derrière ses blagues, et les conseils à nouveau, le paternalisme, les leçons, les cartons préparés alors qu’elle lui avait dit de ne rien en faire, la crise de parano, et d’autres choses encore… Et le sourire et la douceur pour masquer la colère. Jouer les étonnés ou les victimes, crier à la méprise, et claquer la porte, très énervé. Et elle qui fait front, en face, et qui résiste. Forte malgré son apparente fragilité. Terriblement déterminée.
Et moi au milieu.
J’ai attendu que le camion tourne le coin de la rue pour fondre en larmes, là dans la rue.
Comme une prémonition, comme un goût amer dans la bouche… comme une sensation de bientôt-vu.
Les histoires d’amour finissent mal, en général.