Aïe
29 juillet 2008
Lue chez Anakin ce matin, cette citation qui m’arrache les yeux et le cœur par sa justesse :
A quoi a servi ce long amour ?
A découvrir toutes mes tares, à éprouver ma trempe et à me juger.
Sauf que j’ai arrêté (un peu) de me juger.
Et que j’aimerais cesser de (me faire) souffrir inutilement, maintenant.
Peut-être que j’ai enfin compris la leçon…
Et depuis deux jours, allez savoir pourquoi, Cake se la joue toupie dans mon cerveau... Allez, au pif, The Distance (in Fashion Nugget) (l'approche des J.O., sans doute ?!)
Oh, mais c’est vrai qu’elle est juste cette citation. Mais pas totalement quand même. A éprouver sa trempe, oui. A se jauger plus qu’à se juger, non ? De toute façon on a le cœur bien accroché.
@ anakin : Une façon de vérifier si on a vraiment le cœur bien accroché, en somme…
Merci pour le commentaire et la visite.
Ben de rien. Je devrais vous surveiller de plus près. Allez, je mets mon Netvibes à contribution.
@ anakin : (sourire) Je ne sais pas si vous devriez, mais je ne vais pas vous en empêcher…
J’aime beaucoup cette citation.
Je comprends enfin qu’on peut apprendre beaucoup sur soi lorsqu’on aime mais seulement si on a la chance de trouver une personne qui sait vous renvoyer une juste image de vous même, sans compromis et sans que cette image soit déformée par son propre amour.
Et sans doute que seul un “long amour” peut conduire à ce juste reflet…
C’est l’heure des jeux; et j’ai envie de jouer.
@ Gus : Peut-être oui, mais c’est peut-être aussi une histoire d’intensité…
@ imaginair : Soit. Good for you.
hum, l’intensité, la passion : n’est ce pas ce qui au début “rend aveugle” ? alors que c’est peut être un peu plus au fil du temps qu’on devient plus lucide sur soi, sur l’autre et que la relation devient enrichissante. C’est peut être aussi souvent ce qui manque et qui conduit à l’échec.
@ Gus : Ou c’est justement la lucidité qui conduit à l’échec.
Non. Justement l’intensité, la passion, ces fols premiers instants, ce sont ceux-là qui nous rendent acceptables. Après le temps, le couple, “la relation” devient un travail supplémentaire, presque vain.
@ anakin : Couple denrée plus que périssable, donc…
Oui, mais il y a de la longue conservation. Et puis, il y a l’après. L’amitié.
@ anakin : Ou pas. Dans mon cas cela semble peu probable (l’amitié).
Je ne crois pas que la lucidité puisse conduire à l’échec, sauf si bien sur on se rend compte qu’on n’aime pas la personne qui est en face. Mais justement c’est alors la passion et l’aveuglement qui ont fait aimé (à tort) cette personne.
C’est pour cela que je pense que cette citation qui parle d’un long amour justifie l’idée que si on aime l’autre, avec sincérité, on prend alors conscience de ses faiblesses, de ses erreurs, on se surprend même par amour à se remettre en cause, parce que l’autre est aussi capable de mettre le doigt sur certains de nos défauts.
Mais pour que ce “dialogue” s’installe, je pense qu’il faut dépasser le stade de la passion, de la frénésie… et réussir à aimer vraiment
Je crois peindre ici un tableau idéal, je sais que bien peu y arrivent, et souvent la réalité, l’autre, le couple deviennent insupportables, peut être parce qu’on n’aime que la passion et que l’on se moque de son épanouissement personnel, de la connaissance de soi, de l’autre.
Je ne crois pas vraiment non plus à l’amitié après la passion, il faudrait réussir à voir autrement celui qu’on a aimé et ça il y a seulement ceux qui partent qui en sont convaincus, peut être pour partir plus facilement